Les futurs maires de La Teste et de Gujan sont-ils disposés à s’unir dans un front commun pour obtenir de l’État la possibilité de reconstruire à l’identique les cabanes détruites qui sont un élément essentiel du patrimoine commun?
Alors, c’est vrai que les problèmes d’urbanisme et de reconstruction sur le sol testerin sont l’affaire du maire de La Teste, mais il est évident que je suis favorable à la reconstruction des cabanes habitats. Donc si demain nous devions aider, ce ne sera que ça, soutenir et participer à une action commune pour défendre ce que souhaite le maire de La Teste, c’est-à-dire le futur maire de La Teste, c’est-à-dire reconstruire des cabanes à l’identique, et que le maire de Gujan, dans quatre mois, est favorable à cette action, je le ferai avec beaucoup de plaisir.
C’est déjà le cas, nous travaillons de pair avec Marie-Hélène des Esgaulx, bien évidemment, même si elle n’a pas les mêmes préoccupations que nous. Nos cabanes ne sont pas sa préoccupation. Voilà.
Mais pour ce qui était de, c’est marrant, il y a eu deux interventions, c’est vrai qu’ici, on est en train de dire aux gens : « Il faut respecter le droit », et là, tout n’y est pas exactement respecté ici. Donc c’est assez paradoxal.
Voilà, mais bon, voilà, les cabanes, oui, je continue de me battre, mais je me dis que ça sera à l’identique, parce que je sais qu’il y a eu quelques constructions avec des fours et autres qui se sont faites sans autorisation. Je vais veiller à tout cela, je vais veiller. J’y veille déjà beaucoup.
Bon, effectivement, encore une fois, ce n’est pas un problème gujano-gujanais, mais travailler avec la mairie de La Teste, ça semblera une évidence sur ce sujet comme sur d’autres, donc pourquoi pas travailler en collaboration avec eux.
Écoutez, la question est originale, mais je pense que l’union fait la force. Donc ce serait quand même dommage de se priver de ne pas y aller ensemble. Avec le département et la région s’il le faut d’ailleurs, on est tellement spécifiques, ce serait dommage de se priver d’y aller ensemble, de monter à Paris, et moi, ce sera avec plaisir pour défendre notre patrimoine. Ça me paraît la moindre des choses.
Alors, comme ça a été dit, c’est d’abord le travail du futur maire de La Teste. Je rejoins malgré tout, enfin, je reprends mon idée de tout à l’heure, c’est que dans l’hypothèse où le maire de Gujan s’investirait dans cette affaire, pourtant on rejoint l’idée d’une coopérative où on utiliserait les moyens et les ressources pour mener un plan d’action dont la gouvernance aura piloté l’ensemble du projet. Voilà, c’est comme ça que j’imaginerais, en tout cas si je suis maire, dans trois mois.
Alors, c’est sûr que du point de vue des autorités gujanaises, le problème de nos cabanes peut effectivement leur paraître un petit peu abstrait. Mais il est évident que notre forêt a besoin de ces cabanes, que la reconstruction à l’identique, conformément à l’inventaire de Durègne et aux inventaires qui ont suivi, elle est nécessaire. Notre forêt ne saurait devenir un désert. Ces cabanes de résiniers traditionnelles, elles font partie de notre patrimoine, elles font partie de notre identité. Il faut qu’elles soient là. Si les Gujanais veulent nous prêter main forte, mais je pense que c’est avant tout de la négociation prudente et ferme avec les services de l’État qu’il faut, mais ce sera avec plaisir.

