Comment contrôlerez-vous l’action des syndics usagers, et comment en informerez-vous les usagers ?

C’est une question que vous posez, là c’est avant tout une question de méthode. Donc lorsqu’on est maire d’une collectivité et qu’on a la responsabilité déjà de nommer les deux syndics usagers, contrôler leur action, il y a un registre, il me semble, sur lequel l’ensemble des usagers qui ont demandé du bois est mentionné.

La première chose, c’est de s’occuper effectivement de la tenue de ce registre, et puis ensuite, quelque chose moi qui est évident, parce que je fais surtout de la politique en faisant du terrain, et c’est d’avoir un contact régulier avec le syndic et les deux syndics des usagers qui ont été nommés par le conseil municipal de la ville, pour effectivement contrôler, s’intéresser et être au fait de tout ce qui peut se passer pour la commune de Gujan-Mestras en relation avec les usagers de droits d’usage.

Ce n’est pas comment je ferai, c’est comment je fais, puisque j’ai mis en place, en tant que maire, j’ai mis en place ce qui n’existait pas. Nous avons des réunions régulières et programmées avec les deux syndics, j’ai un rapport annuel sur l’activité qui m’est remis par les syndics, j’ai également des relations évidemment avec l’ADDUFU que nous avons aussi, je ne vais pas dire régulières, mais que nous avons avec l’ADDUFU.

Voilà, c’est un travail qui est fait et qui n’existait pas, parce qu’aujourd’hui la différence, je l’ai dit tout à l’heure, c’est que les syndics se parlent, les syndics s’entendent, les syndics se respectent, et nous avons les mêmes relations de respect avec l’ADDUFU, qui fait un travail que j’apprécie, et avec lesquels j’ai de bonnes relations.

Donc voilà, et nous avons aussi un rapport annuel pour les usagers, qui est à la disposition des usagers, qui peuvent trouver ce rapport annuel. Voilà, donc ce n’est pas ce que je vais faire, c’est ce que je fais.

Je vous ai dit tout à l’heure que je représentais une liste citoyenne. Derrière le terme de liste citoyenne, il y a tout le concept de démocratie, et notamment de contrôle par la démocratie. Et quel est le meilleur endroit que le conseil municipal d’une grande ville pour exercer ce contrôle?

Donc notre proposition, ce sera de faire paraître le rapport annuel de ces syndics dans les rapports du conseil municipal, notamment à l’occasion du rapport développement durable de la commune, et que ce rapport soit discuté en conseil municipal avec l’équipe évidemment qui sera élue, mais aussi avec les oppositions.

Et c’est important d’avoir ce débat qui sera transparent, qui sera public, et pour lequel ensuite les citoyens pourront interpeller les élus et les gens qui seront au conseil municipal. Donc le contrôle se fera d’abord par de la transparence vis-à-vis des actions qui seront menées.

De toute façon, vu la place que tient notre forêt, il est inéluctable qu’il faut assurer un contrôle sous la forme d’une périodicité qu’on pourrait voir entre trimestre, ou semestre, éventuellement, ça c’est du détail j’ai envie de dire.

Ce qui est certain, c’est qu’il faut vraiment de la transparence, c’est-à-dire qu’on vérifie bien que le syndic fait bien son travail, et qu’à partir de là, les usagers sont finalement protégés, respectés, etc. Ça veut dire que là-dessus, il y a vraiment: « On a été élus, monsieur le maire a fait son travail », et à partir de là, nous protégeons, nous travaillons pour, par rapport à ce qui nous est demandé : la nomination d’un garde, la gestion de la caisse des syndics, etc.

Le garde, tout à l’heure on parlait de la prévention, c’est certainement un des postes majeurs qui va participer à cette prévention en particulier. Pour moi, le garde, ou les gardes d’ailleurs entre guillemets, puisque c’était prévu dans la Transaction de 17, il était prévu d’avoir plusieurs gardes entre guillemets. Donc je pense que là-dessus, voilà, ça y participe. Donc tout ça, il faudra évidemment le surveiller, il faudra rendre des comptes entre guillemets, même si je n’ai pas trop ce terme-là, dans ce domaine-là.

Je pense qu’il faut créer une commission au niveau municipal, parce que ça fait partie de la vie municipale, et je pense qu’il n’y a pas que le maire avec une personne, je pense qu’on doit voir dans un ensemble, et attendre du représentant du maire, qui est souvent quelqu’un de proche de lui, enfin en qui il a confiance, et bien que ce travail soit fait, et puis ensuite que le compte rendu soit fait auprès des usagers, en tout cas ceux qui le souhaitent, au travers soit du magazine qui existe, qui fait très bien son travail en tout cas aujourd’hui encore, et à partir de là, l’information passe, une fois dans l’année, ça me paraît très bien, mais en toute transparence, sans aucune ambiguïté.

Rien de très original, je rejoins évidemment mes collègues, et en particulier monsieur le maire de la Teste, on est sur un sujet classique de gestion publique, et comment on pilote finalement l’activité avec les tiers.

Donc évidemment, on met en place tous les dispositifs d’information, de communication, de partage, conseil municipal, commission municipale, avec des bilans annuels, et on rend compte de manière transparente à toutes les parties concernées.

J’ai envie de dire, rien de très original quand on sait travailler dans une mairie.

Oui, les syndics, bien entendu, c’est le cœur du système, c’est l’engrenage essentiel, c’est eux qui jouent le rôle central dans l’exercice des droits d’usage. Moi, je voudrais une gouvernance plus transparente, plus lisible, et un peu plus de contrôle, où les maires jouent le rôle de représentants, de défenseurs des usagers, et rien d’autre.

Il s’agit de moderniser et de mettre fin à une certaine opacité. Moi, en tant qu’élu minoritaire, je n’ai pas accès à toutes ces données, je ne suppose pas qu’elles soient sur le site internet de la ville, en tout cas en libre accès, et au conseil municipal, on a eu quelques points d’étape, et comptes rendus par monsieur Boudigue qui étaient bien faits, mais nous n’avons jamais véritablement débattu de l’exercice des droits d’usage depuis 2020, ou en tout cas je m’en souviendrais, et il est évident que si on veut faire vivre l’usage, il faut le faire dans la transparence, et pour ça, il faut partager les infos.

Moi, je suis pour que, de façon annuelle, avec la remise d’un rapport, soit organisée une réunion publique, appelons-la la conférence de l’usage, et qui mettrait noir sur blanc devant tout le monde ce qui fonctionne, ce qui fonctionne moins dans l’exercice de cette forêt usagère. Je voudrais que les demandes de coupes et les exercices de coupes soient clairement publics et publiés, et peut-être sur cette base de données, pourquoi pas ouverte à tous, et effectivement, il y a des rencontres régulières, peut-être semestrielles, à organiser, et ce qui manque dans cette conférence de l’usage aussi, c’est d’unir les deux communes qui ne se rencontrent pas souvent pour discuter de ces questions, mis à part aux invitations de l’ADDUFU.

Voilà, moi je veillerai, dans les rapports que j’ai avec les syndics, à ce que les décisions qui soient prises soient toujours dans le sens de l’intérêt des usagers, et uniquement des usagers. Pour faire du droit d’usage, sans entrisme, sans pression politique ni économique sur l’exercice du droit d’usage, ni tentation à modifier l’esprit des Baillettes et Transactions, en s’immisçant partout, et moi, c’est un peu ce à quoi j’assiste aujourd’hui.

Nous souhaitons renforcer le contrôle et la transparence de l’action des syndics usagers en nous appuyant sur des pratiques démocratiques tout en demeurant dans le cadre des textes qui régissent la forêt.

Des assemblées d’usagers pourraient avoir lieu une fois par an, afin que les syndics expliquent leurs actions et leurs décisions et évoquent les problématiques en forêt usagère. Ceci permettrait d’assurer un suivi des actions menées, de favoriser l’échange d’informations et de maintenir un dialogue permanent indispensable à la bonne gestion de ce bien commun

Les nominations ne doivent en aucun cas être orientées. La représentativité doit demeurer le principe fondamental.

Par ailleurs, l’information des usagers doit s’appuyer sur les associations qui les représentent. La municipalité aura naturellement vocation à accompagner ces structures dans leurs actions et à favoriser la diffusion de l’information.